Affichage des articles dont le libellé est Mauritanie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mauritanie. Afficher tous les articles

26 juillet 2009

Le nouveau parti anticapitaliste dénonce les fraudes électorales et réaffirme sa solidarité avec les démocrates mauritaniens


Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste


Contre les fraudes électorales en Mauritanie

Le Nouveau Parti Anticapitaliste dénonce les fraudes électorales qui ont dominé l'élection présidentielle en Mauritanie. Après avoir fomenté un coup d'état militaire pour s'emparer du pouvoir, l'ex-général Aziz a procédé à un coup d'état électoral (fausses cartes d'identité, achat de votes, noms effacés sur les listes électorales ...).

La faible présence d'observateurs internationaux va permettre à l'ex-général Aziz de donner un semblant de légitimité à des élections qui lui avaient été imposées par la mobilisation populaire.

Le NPA se tient aux côtés des démocrates mauritaniens et tient à alerter l'opinion sur les dangers de répression qui risque de s'abattre sur ce pays.

Le 21 juillet 2009.

28 juin 2009

Déclaration du NPA sur la situation en Mauritanie.

Le NPA soutient la lutte du peuple mauritanien pour la défense de la démocratie, et la lutte contre le coup d’état du Général Aziz qui a déposé le Président de la république librement élu Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Ce combat, mené à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de la Mauritanie, met de plus en plus en difficulté ce pouvoir illégitime.

Force est de constater, une nouvelle fois, que le gouvernement français, après avoir formellement dénoncé le coup d’état, se range aux cotés de la junte :

· Par les déclarations de Nicolas Sarkozy le 27 mars 2009, lors de son déplacement à Niamey au Niger, qui affirme qu’aucune protestation n’a eu lieu contre le coup d’état, et ceci en contradiction flagrante avec les mobilisations quotidiennes qui se déroulent.
· Par le refus de prendre des sanctions individuelles contre les membres de la junte.
· Par le rôle, de plus en plus important, des officines officielles et officieuses du néocolonialisme français auprès du général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Plus que jamais notre Parti dénonce la complicité du gouvernement français n’hésitant pas à pactiser avec un fossoyeur de la démocratie en Afrique au nom de la sécurité et de la stabilité de la région.

Nous soutenons l’action militante de Abdoullah Ould El Mounir et Omar Ould Dedde Ould Hammady, membres de la coalition anti-putsch « for Mauritania », qui ont entrepris de se rendre en Mauritanie alors que le pouvoir accentue sa répression, comme l’atteste l’emprisonnement récent de Hannefi Ould Dehah, journaliste et directeur du site web d’information Taqadoumy.

Nous appelons l’ensemble des organisations ouvrières et démocratiques à entourer de leur solidarité active ces deux militants de la démocratie en Mauritanie.

Groupe de travail Afrique du NPA

10 mai 2009

L’ami des dictateurs

«Sur la Mauritanie, vous connaissez bien ça, est-ce qu'on a souvent vu un coup d'Etat sans manifestation et sans protestation, si ce n'est celle de la France ? Lorsque le président démocratiquement désigné a été retenu, moi-même je l'ai appelé, moi-même j'ai exigé qu'il soit libéré, mais enfin, force est de constater qu'il n'y a pas eu un député ou un parlementaire qui a protesté et qu'il n'y a pas eu de manifestation », a déclaré Sarkozy lors de son voyage au Niger. Outre que le président déchu lors du coup d’Etat d’août dernier n’a jamais été appelé par notre nouveau super-menteur, les protestations de la France ont toujours été des plus molles.

Celles des mauritaniens au contraire n’ont cessé de s’intensifier, bravant l’interdit de manifester et la répression du pouvoir. Le président de l’Assemblée nationale lui-même, Messaoud Ould Boulkheir, a démenti Sarkozy sur RFI le 31 mars dernier, et dénoncé la Françafrique. Voici en tout cas un sacré cadeau pour le général putschiste Abdel Aziz qui s’apprête à s’installer définitivement au pouvoir par un sacre électoral boycotté par les démocrates. On savait que les représentants des putschistes avaient porte ouverte à l’Elysée, en voici la confirmation officielle.

8 octobre 2008

MAURITANIE : LES DESSOUS D'UN PUTSCH

Trois ans exactement après la révolution de palais qui avait chassé l'ancien dictateur Ould Taya, la Mauritanie vient de connaître un nouveau putsch, ce 6 août dernier. Les acteurs militaires sont les mêmes, à cette différence près qu'entre les deux coups d'Etat, l'espoir d'une transition démocratique et civile semblait devenu réalité. Ould Taya avait été renversé par Ould Mohamed Vall, chef des services de police et de renseignement, Ould Abdel Aziz, chef de la Garde présidentielle et Ould Ghazwani, en charge du renseignement militaire. Le premier avait été placé à la tête d'un comité militaire provisoire qui avait eu l'habileté d'organiser, avant de se retirer, un processus électoral crédible et transparent, si l'on excepte la question du clientèlisme. La récente crise est venue démontrer que le retrait n'était qu'apparent, et que les militaires continuaient de tirer les ficelles à l'arrière plan. Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait été élu président avec leur aide et a cru pouvoir s'émanciper de leur tutelle sur un certain nombre de questions politiques et sociales. La tension s'est d'abord traduite par une fronde des parlementaires élus comme « indépendants » mais liés aux militaires, qui constituaient une fraction importante du parti présidentiel. Sidi Ould Cheikh Abdallahi a ensuite été renversé lorsqu'il a tenté de démettre les chefs d'état-major qui étaient à la manoeuvre dans les coulisses. Le général Abdel Aziz s'est alors proclamé chef de l'Etat. Ould Mohamed Vall, qui comptait vraisemblablement revenir au pouvoir à l'occasion des prochaines élections était absent au moment du putsch et ne semble pas impliqué directement, du moins pour le moment.
Sidi Ould Cheikh Abdallahi

Cette situation dans laquelle une large partie des élus soutiennent, et pour cause, les putschistes a permis a certains, notamment des journalistes français, de minimiser le coup de force, alors même que les manifestations publiques des démocrates étaient violemment réprimées. Par ailleurs, les condamnations internationales sont une nouvelle fois restées de pure forme. La France, dont les intérêts économiques se sont renforcés après la chute d'Ould Taya, a rapidement annoncé la rupture de son aide publique, mais dans le même temps Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la coopération, estimait que les revendication des militaires n'étaient « pas toutes illégitimes ». Et il posait comme préalable au rétablissement d'un « dialogue », non pas le rétablissement de la légalité constitutionnelle, mais la simple libération du président emprisonné. Après l'attaque récente d'une patrouille militaire mauritanienne revendiquée par Al Qaeda-Magheb Islamique, la France s'est également empressée d'assurer la junte de son soutien en matière de lutte contre le terrorisme. On se souvient que c'est déjà la DGSE française qui avait dirigé la traque aux terroristes mauritaniens après le meurtre de quatre français en début d'année. Enfin l'Elysée a reçu secrètement Mohamed Bouamatou, ancien chef du patronat mauritanien, sans doute pour discuter d'un scénario de normalisation politique qui enterrine le rapport de force actuel et qui soit néanmoins « présentable » aux yeux de la communauté internationale.
Robin Guébois